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Les relations symbiotiques dans l'éco-système marin



Plusieurs types de relations peuvent s'établir entre les êtres vivants. Ces derniers forment souvent des relations inter-espèces créant ainsi un équilibre au sein de l'écosystème marin. Ces associations entre différentes espèces sont collectivement appelées symbiose.


En latin, symbiose signifie vivre ensemble. C'est une association étroite entre deux espèces différentes dont au moins l'une d'elles profite.

Il arrive donc que ces relations ne soient pas mutuellement bénéfiques et soient plus avantageuses pour une seule des deux parties.


Il existe trois formes principales de symbiose : le mutualisme - le commensalisme - le parasitisme.



1. Le mutualisme


C'est le cas où les deux espèces bénéficient de la relation. Elles dépendent l'une de l'autre pour se nourrir, se protéger et / ou pour d'autres raisons.



✔️ Exemple 1 : les gobies et les crevettes pistolets



Un grand nombre d'espèces de gobies partagent un terrier avec une ou plusieurs espèces de crevettes du genre Alpheus (aussi appelées crevettes pistolets), ces dernières étant quasi aveugles.


✅ La crevette nettoie et entretient le terrier

✅ tandis que le gobie joue le rôle du guetteur.


Lorsqu'elle "travaille" à l'entrée du terrier, la crevette maintient le contact avec le gobie grâce à l'une de ses antennes et ce dernier l'avertit d'un danger potentiel par un mouvement de sa queue.

Il s'agit d'une association très étroite et ils peuvent même s'installer ensemble dès le stade juvénile à la fin de leur phase planctonique.



✔️ Exemple 2 : le poisson clown et son anémone de mer



Il s'agit peut-être de la relation mutualiste la plus connue, notamment grâce au film "Nemo" de Walt Disney.


✅ Le poisson clown, courageux et très territorial, protège son anémone des prédateurs (ex : les poissons-papillons) avides des tentacules riches en nutriments. Ils gardent également leur hôte propre en le nettoyant de ses déchets.


✅ En retour, l'anémone offre un foyer sûr et protecteur aux poissons-clowns grâce à ses nématocytes. Ce sont des cellules urticantes situées sur les tentacules et qui libèrent une toxine lorsqu'un autre animal les touche. Alors que la plupart des poissons succombent à ces piqûres, les poissons-clowns sont quant à eux protégés par une épaisse couche de mucus - mélange de leur propre mucus et de celui de l'anémone. Grâce à cela, cette dernière les considère comme faisant partie de ses tentacules. Ils peuvent donc vivre au sein de ceux-ci en toute sécurité et à l'abri de leurs prédateurs.



✔️ Exemple 3 : les coraux et les zooxanthelles



Les zooxanthelles sont des algues unicellulaires photosynthétiques qui vivent dans les tissus de la plupart des coraux et leur donnent leur couleur.


✅Le corail offre aux zooxanthelles un environnement protégé et des nutriments (dioxyde de carbone) pour réaliser la photosynthèse.


✅ Les algues produisent à leur tour des nutriments par photosynthèse (processus qui convertit le dioxyde de carbone et les déchets métaboliques en sucres et en oxygène).




2. Le commensalisme


Type de relation où une seule espèce bénéficie de la relation sans mettre en danger l'autre partie. Cela se produit lorsqu'une espèce vit avec, sur ou dans une autre espèce qui joue alors le rôle d'hôte.



✔️ Exemple 1 : la tortue de mer et le rémora



✅ Ce dernier bénéficie d'un moyen de transport et se nourrit des restes tombant de la gueule de la tortue ou des petits organismes soulevés lorsque la tortue fouille le sable ou le récif.

➖ La tortue ne semble pas souffrir du fait que le rémora s'accroche à son corps.



✔️ Exemple 2 : les balanes et les baleines



Les balanes sont de petits crustacés se fixant sur les baleines (ou les tortues)


✅ En se fixant sur ces dernières, la balane peut se déplacer dans des eaux riches en plancton où elle se nourrit de micro-organismes.

➖ Selon les scientifiques, la balane ne semble pas blesser la peau de la baleine.



3. Le parasitisme


Ici il s'agit d'une relation où une espèce (le parasite) retire des avantages au détriment d'une autre qui en subit les dommages. Le parasite vit avec, sur ou dans l'hôte aux dépends de ce dernier. L'hôte n'en meurt pas immédiatement mais peut en souffrir et mourir progressivement.

La plupart des parasites sont internes et donc invisibles, mais quelques-uns sont externes.



Exemple 1 : les isopodes et les poissons clowns


Ce sont des parasites qui peuvent envahir les poissons par leurs branchies et se fixer à l'intérieur de leur bouche. Dans la rubrique "macro" des concours de photographie sous-marine, on voit régulièrement des photos primées montrant un gros plan sur un poisson clown avec un isopode dans la bouche.

❌ L'isopode boit le sang de la langue du poisson clown, la drainant tellement que l'organe meurt et finit par tomber.



Exemple 2 : la balane et le crabe nageur


Tandis que les balanes sont inoffensives pour les baleines, ce n'est pas le cas dans leur relation avec les crabes nageurs.

❌ Elles s'enracinent dans le système reproducteur du crabe qui n'en meurt pas mais cela nuit à ses capacités de reproduction.



Sylvia Earle : "Nous devons respecter les océans et en prendre soin comme si notre vie en dépendait. Parce que c'est le cas."

Les relations symbiotiques sont étudiées par les scientifiques afin d'évaluer, entre autres, la santé d'un écosystème. Par exemple, lorsque la température de l'eau augmente, le corail expulse son algue symbiotique, puis blanchit et finit par mourir. Ceci souligne l'importance d'étudier non seulement la relation symbiotique en elle-même, mais également les impacts négatifs que les humains peuvent avoir sur ces interactions.



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